Bouaké: Journées Portes Ouvertes de la Société Civile : La PICD appelle à des alliances durables pour un meilleur suivi citoyen des politiques publiques

À l’occasion des Journées Portes Ouvertes de la Société Civile, organisées à Bouaké par Save the Children, en partenariat avec le CERAP et l’ONG Social Justice, dans le cadre du Projet d’Appui à la Société Civile (PASCI) financé par l’Union Européenne, Bakary Traoré, animateur de la Plateforme Ivoirienne pour le Cacao Durable (PICD), a animé une session de formation sur le thème : « Secteur privé et associations : quelles alliances pour un suivi citoyen des politiques publiques ? L’exemple de la PICD ».

Cette rencontre a réuni plusieurs dizaines d’acteurs associatifs, d’ONG ainsi que des représentants du secteur privé et des partenaires au développement. L’objectif : réfléchir ensemble aux rôles et responsabilités des associations dans le suivi et l’évaluation des politiques publiques, notamment dans le secteur agricole.

Créée en 2020, la PICD est une plateforme composée de plusieurs organisations de la société civile et d’un réseau de coopératives engagées pour un cacao durable en Côte d’Ivoire. Elle œuvre à renforcer la voix des producteurs dans les débats nationaux et internationaux sur la gouvernance de la filière cacao.

Dans son intervention, Bakary Traoré a mis en lumière le rôle fondamental des associations dans ce processus : informer les communautés, renforcer les capacités locales, porter les préoccupations des producteurs auprès des décideurs, proposer des alternatives viables, et contribuer activement à l’évaluation des politiques mises en œuvre.

« Le rôle des associations ne se limite pas à l’interpellation. Il s’agit de construire des alliances intelligentes avec l’État et le secteur privé pour faire avancer les choses. Quand les producteurs vont bien, l’État aussi va bien. C’est une responsabilité partagée », a-t-il déclaré.

Il a également rappelé quelques succès concrets obtenus grâce à cette collaboration, comme l’augmentation de la prime allouée aux coopératives, passée de 80 à 100 francs CFA, fruit d’un plaidoyer fondé sur des données terrain. « Ce n’est peut-être pas encore suffisant, mais c’est déjà une avancée. Et cela montre que le dialogue, lorsqu’il est documenté et constructif, peut porter ses fruits », a-t-il insisté.

Les participants ont salué la démarche de la PICD et exprimé leur volonté de s’en inspirer pour d’autres secteurs. Ils ont souligné l’importance d’un cadre de dialogue permanent entre associations, secteur privé et autorités publiques, fondé sur la transparence, la confiance et la co-construction.

Ces Journées Portes Ouvertes ont ainsi constitué un moment fort de réflexion et de renforcement des capacités pour une société civile plus outillée, proactive et engagée dans la transformation sociale et économique du pays.

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