Le mardi 30 septembre 2025, une conférence de presse a été animée au siège de la Police Judiciaire de San Pedro, à proximité de l’ANSAT (ex-INS). À cette occasion, le Commissaire Principal de Police, Mémel Foté Claude, Chef des Services Rattachés à la PJ du Bas-Sassandra, a annoncé l’arrestation d’un présumé criminel rituel, interpellé la veille par ses services.
Selon les précisions fournies, le suspect a été appréhendé avec des crânes humains en sa possession, une découverte macabre qui a immédiatement choqué l’opinion publique et mobilisé les forces de l’ordre. Le Commissaire de deuxième classe, Coulibaly Ibé, Chef d’antenne de la Police Criminelle de San Pedro, est revenu sur les circonstances de cette affaire qui remonte à plusieurs semaines.
Tout commence le 26 août dernier, lorsqu’un habitant de Méagui, le sieur Dro Gustave, alerte la police du meurtre de son neveu, Achi Assi Gérald, 33 ans. Le jeune homme avait quitté son domicile le 23 juillet à l’aube pour se rendre à son champ, mais n’était jamais revenu. Après un mois sans nouvelles, une battue familiale permet de retrouver, le 24 août, un corps sans tête dans le campement d’Ambroisekro, à environ 9 km de Méagui.
Une enquête est aussitôt ouverte. Les recoupements d’appels téléphoniques conduisent les enquêteurs vers un suspect : Palé Sié, planteur résidant à Méagui (quartier Oto). Placé en garde à vue, l’individu finit par passer aux aveux. Il reconnaît avoir croisé la victime sur un sentier, l’avoir décapitée à la suite d’une dispute, avant de ramener la tête à son domicile. Plus glaçant encore, il avoue avoir consommé une partie de la chair et offert la boîte crânienne à son fétiche.
Les révélations de l’homme ne s’arrêtent pas là. Il affirme avoir déjà commis deux crimes similaires, l’un au Burkina Faso et l’autre à Vavoua, en Côte d’Ivoire. Une perquisition à son domicile permet de découvrir deux crânes humains soigneusement emballés dans un tissu blanc, accompagnés d’amulettes. Le suspect identifie lui-même l’origine de ces restes, confirmant ses aveux.
À l’issue de la procédure d’urgence, un rapport a été transmis au parquet. Ce mardi 30 septembre, Palé Sié a été déféré devant Monsieur le Procureur pour répondre de ses actes.