Méagui : La plateforme de protection de l’enfant redynamisée pour 2026
La salle de conférence du Centre social de Méagui a abrité, ce jeudi 12 février 2026, la première réunion de l’année des membres de la plateforme départementale de protection de l’enfant. Initiée par M. Konan Ernest, directeur du Centre social et coordonnateur de la plateforme, en collaboration avec le bureau régional de Save the Children de Soubré, cette rencontre s’est voulue un temps fort de redynamisation et de renforcement des capacités.
En ouvrant les travaux, le directeur du Centre social a souhaité la bienvenue aux participants avant de présenter l’ordre du jour. Il a souligné l’importance de cette rencontre pour favoriser une meilleure connaissance entre les membres et renforcer la synergie d’actions au bénéfice des enfants du département.
Après la présentation des participants, Mlle Kouakou Chiadon Armelle, assistante en protection de l’enfant au sein de Save the Children à Soubré, a entretenu l’assemblée sur les missions de l’organisation et sur le projet SOURIRE (Soutenir l’Opportunité, l’Union et les Droits des Enfants dans les Régions cacaoyères). Lancé dans les régions de la Nawa, du Gboklé et de San Pedro, le projet couvre six départements et trente communautés locales pour une durée de trois ans (2024-2027).

Structuré autour de trois axes majeurs ,la protection de l’enfant, l’éducation et le renforcement économique des parents,le projet prévoit notamment la mise en place d’Associations de Valorisation de l’Épargne et du Crédit (AVEC), la création d’Activités Génératrices de Revenus (AGR), l’ouverture de classes passerelles (écoles de la deuxième chance) pour les enfants de 9 à 14 ans non scolarisés à l’âge réglementaire, ainsi que la distribution de kits scolaires et de matériels didactiques.
M. Kla Ambroise, chargé de programme protection à Save the Children Soubré, a apporté des précisions sur le processus formel d’ouverture d’une école passerelle. Celui-ci implique l’Inspection de l’enseignement préscolaire et primaire, les communautés locales et les partenaires techniques.
Prenant la parole sur le cadre institutionnel, le directeur du Centre social a rappelé les fondements de la Politique nationale de protection de l’enfant (PNPE), adossée à la loi de 2016 visant à prévenir et lutter contre les violences et la négligence envers les enfants. Il a également présenté le Programme de protection des enfants et adolescents vulnérables (PPEAV), révisé tous les quatre ans, qui définit les priorités nationales en matière de protection.

S’agissant du rôle des plateformes locales, il a indiqué qu’elles constituent des mécanismes de veille communautaire destinés à prévenir l’apparition de nouveaux cas de violences. Il a exhorté les membres à signaler systématiquement tout cas avéré aux autorités compétentes, rappelant la collaboration étroite entre le Centre social, la police et la gendarmerie. Une attention particulière a été portée aux cas de viol, pour lesquels il a insisté sur le principe de tolérance zéro et détaillé le processus de prise en charge des victimes dans une logique de coordination des acteurs et de lutte contre l’impunité.
La rencontre s’est achevée par l’élaboration du plan d’action 2026 de la plateforme. M. Landry Mea, coordinateur local de l’ONG ASAPSU, a proposé que les réunions se tiennent chaque deuxième jeudi du mois. Une proposition appuyée par M. Dogba Olivier, chef de division à la préfecture de Méagui, qui a insisté sur la régularité des rencontres, même en cas d’absence du directeur du Centre social.
Le programme d’activités ayant été validé, M. Ernest Konan a mis fin à la séance en remerciant l’ensemble des membres pour leur engagement au service de la protection des enfants dans le département de Méagui.
SERI BECKEN
