San Pedro : vers une nouvelle dynamique de confiance entre Forces de Défense et populations

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Le terminal de pêche de San Pedro a servi de cadre, le jeudi 26 février, au lancement d’un atelier stratégique de formation et d’engagement conjoint entre les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) et les Cellules civilo-militaires (CCM). Au-delà d’une simple session de renforcement de capacités, cette initiative s’inscrit dans une dynamique nationale de consolidation de la cohésion sociale et de prévention des conflits.

Un contexte sécuritaire exigeant

Dans un environnement marqué par la montée des défis sécuritaires dans la sous-région ouest-africaine — notamment le terrorisme, les trafics illicites et les tensions communautaires — le renforcement du lien entre forces de sécurité et populations apparaît comme un impératif stratégique. À San Pedro, ville portuaire à forte activité économique, les interactions quotidiennes entre agents de sécurité et usagers peuvent parfois générer des incompréhensions ou des tensions. C’est dans ce contexte que cet atelier vise à instaurer un cadre structuré de dialogue, de concertation et de co-construction des priorités sécuritaires.

Construire la confiance par la formation

Le lieutenant-colonel Sidoine Kouassi, commandant du groupe de sécurité portuaire de San Pedro, a salué le choix porté sur son unité pour accueillir cette formation. Il a reconnu que les opérations menées sur le terminal de pêche peuvent parfois susciter des frictions avec les usagers. Selon lui, cet atelier permettra de mieux anticiper et gérer ces situations sensibles, afin de prévenir toute escalade. L’approche adoptée repose sur la compréhension mutuelle, la communication proactive et la clarification des rôles de chaque acteur.

Les FDS, actrices de cohésion sociale

Pour le colonel Bouadi, représentant du responsable national des cellules civilo-militaires, monsieur Fidèle Sarassoro, les Forces de Défense et de Sécurité ne doivent pas être perçues uniquement comme des structures répressives, mais comme des piliers de la cohésion sociale. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la proximité avec les communautés pour consolider la stabilité. La philosophie des cellules civilo-militaires repose précisément sur ce principe : créer des passerelles permanentes entre institutions sécuritaires et populations locales.

Une responsabilité partagée

Représentant le préfet de région, le secrétaire général 2, monsieur Zagou Serge Rodrigue, a souligné que la sécurité est une responsabilité collective. Selon lui, la méfiance entre citoyens et forces de sécurité peut créer un terreau favorable aux actes subversifs. À l’inverse, une collaboration étroite permet de détecter plus tôt les signaux d’alerte et de prévenir les menaces.

Des résultats attendus concrets

Prévu sur trois jours, du 26 au 28 février, l’atelier doit aboutir à : une meilleure coordination opérationnelle ; des priorités communautaires clairement définies ; des mécanismes de suivi et d’évaluation et une communication plus fluide entre FDS et acteurs civils.

Au-delà des discours, l’enjeu est d’ancrer durablement une culture de coopération et de confiance mutuelle. À San Pedro, cette initiative pourrait constituer un modèle local de prévention des tensions et de gestion participative de la sécurité, dans un contexte où l’équilibre entre fermeté institutionnelle et proximité communautaire demeure essentiel.

HERVICE KOUASSI DE BEGAN

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