San Pedro/Recherche et économie bleue : l’ASCAD mobilise la science à San Pedro pour relever les défis du littoral

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Face à la montée des menaces qui pèsent sur les espaces maritimes et côtiers, l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (ASCAD) a choisi San Pedro pour ses journées scientifiques régionales. Les 17 et 18 juin 2026, chercheurs, universitaires et décideurs se réunissent à l’Université polytechnique de San Pedro pour réfléchir aux enjeux de l’économie bleue et proposer des solutions durables fondées sur la recherche scientifique.


L’Université polytechnique de San Pedro accueille les 17 et 18 juin 2026 les journées scientifiques régionales de l’Académie des sciences, des arts, des cultures d’Afrique et des diasporas africaines (ASCAD). Placées sous le thème « Recherche et économie bleue : défis, opportunités et perspectives », ces assises entendent mettre la science au service de la valorisation durable des ressources maritimes et côtières. Selon le secrétaire général de l’ASCAD, le professeur Koua Konin, ces journées constituent une plateforme d’échanges destinée à mobiliser les connaissances scientifiques afin de mieux comprendre les défis liés à l’économie bleue et d’identifier des réponses adaptées aux réalités ivoiriennes et africaines.


Présentant l’institution, le président de l’ASCAD, le professeur Gilbert Aké N’gbo, a rappelé que l’académie a été créée en 2003 par décret présidentiel et placée sous l’autorité directe du Président de la République. Sa mission principale est de promouvoir la recherche scientifique et de contribuer à l’élaboration de politiques publiques fondées sur la connaissance.
Pour le président de l’ASCAD, l’économie bleue représente aujourd’hui un levier stratégique de développement pour les régions côtières. Toutefois, son exploitation doit s’inscrire dans une logique de durabilité. Ces journées scientifiques visent donc à dresser un état des lieux des ressources maritimes et à formuler des recommandations pour une gestion plus responsable et plus efficace de ce potentiel économique.

Le directeur de cabinet du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, par ailleurs président du Conseil de gestion de l’Université polytechnique de San Pedro, le professeur Arsène Kobéa, a souligné l’importance de la recherche dans l’anticipation et la résolution des défis liés à l’économie bleue. Selon lui, les pouvoirs publics accordent une attention particulière aux problématiques touchant les espaces maritimes, notamment en raison de leur impact direct sur le développement économique et environnemental du pays.

La conférence inaugurale a été animée par le professeur Pascal Vincent Houenou autour du thème central des journées scientifiques. Pour le conférencier, l’économie bleue constitue un enjeu majeur pour les pays d’Afrique de l’Ouest, particulièrement ceux disposant d’une façade maritime. Il a insisté sur le rôle essentiel des sciences exactes dans la compréhension des phénomènes affectant les océans, les lagunes et les zones côtières. Ces réflexions interviennent dans un contexte marqué par de nombreuses préoccupations : pollution marine, surpêche, trafic maritime croissant, érosion côtière et montée du niveau de la mer. Autant de phénomènes qui fragilisent les écosystèmes et les communautés vivant des ressources maritimes. Au-delà des échanges académiques, ces journées scientifiques se veulent un cadre de dialogue entre chercheurs, décideurs publics et acteurs du développement. L’objectif est de transformer les résultats de la recherche en outils d’aide à la décision afin de garantir une exploitation durable des ressources marines et côtières, tout en renforçant la résilience des territoires du littoral.

À San Pedro, capitale économique du littoral ivoirien, l’ASCAD place ainsi la science au cœur de la réflexion sur l’avenir des océans et des zones côtières. Un choix qui traduit la nécessité de concilier développement économique, préservation de l’environnement et bien-être des populations.

Hervice Kouassi de Bégan.

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