SAN PEDRO : INADES-FORMATION PROMEUT L’AGROÉCOLOGIE ET DES ALTERNATIVES AUX PESTICIDES CHIMIQUES

SAN PEDRO : INADES-FORMATION PROMEUT L’AGROÉCOLOGIE ET DES ALTERNATIVES AUX PESTICIDES CHIMIQUES

Dans le cadre de la troisième édition de la Semaine de la Conscience AlimenTERRE, INADES-Formation a organisé, le mercredi 7 octobre 2026, un atelier de présentation de la campagne Conscience AlimenTERRE et du projet CacaoEco, au Centre culturel municipal de San Pedro. Cette rencontre a réuni des autorités, des producteurs et des productrices autour des enjeux d’une alimentation saine et durable et de la promotion de pratiques agricoles respectueuses de la santé et de l’environnement.

Chargé de plaidoyer et de la prospective à INADES-Formation, Manassé Nshimiyimana a présenté la campagne Conscience AlimenTERRE, mise en œuvre dans les dix pays du réseau INADES-Formation. Elle vise à contribuer à la concrétisation d’une alimentation saine et durable dans les pays africains.

Placée sous le slogan « L’alimentation est un droit et manger, un vote », cette campagne met en lumière les liens entre l’alimentation et la terre nourricière. Elle s’articule autour de trois principaux axes : le plaidoyer en faveur d’une réglementation plus rigoureuse et de la réduction de l’utilisation des pesticides chimiques de synthèse, la promotion des solutions agroécologiques et la sensibilisation du public aux risques liés à ces produits.

Cette troisième édition a également été marquée par la cérémonie officielle de remise des bio-fabriques mises en place dans le cadre du projet CacaoEco, piloté par INADES-Formation. Pour Konan Kouamé Saint Parfait, ingénieur agronome et coordonnateur du projet, l’intégration de l’agroécologie dans les pratiques agricoles constitue un enjeu important pour l’avenir de la production cacaoyère ivoirienne. Selon lui, la multiplication des bio-fabriques, destinées à produire des bio-intrants, représente une solution pour protéger les sols, préserver la santé et favoriser de bons rendements agricoles.

De son côté, Solama Souleymane, directeur régional de l’ANADER, a insisté sur la nécessité de mieux encadrer l’utilisation des pesticides. Il a rappelé que leur mauvaise utilisation peut avoir des conséquences néfastes sur les sols et la santé des consommateurs. Il a également exprimé son soutien à l’initiative des bio-fabriques, qui s’inscrit dans l’orientation de sa structure en faveur de l’agroécologie.

Représentant le préfet de San Pedro, Akadjé Annick épouse Nandjui a, pour sa part, invité les producteurs à faire preuve de prudence dans l’utilisation des pesticides de synthèse. Elle a réaffirmé le soutien du préfet à cette initiative, qui vise à protéger les agriculteurs, les sols et les consommateurs.

Dans le cadre du projet CacaoEco, trois bio-fabriques ont été mises en place dans la région de San Pedro, précisément à N’dakro, Djimikro et Méné Centre. Elles approvisionnent actuellement 250 producteurs en bio-intrants.

Au regard de ces résultats, l’extension de cette initiative apparaît comme un enjeu important pour toucher davantage de producteurs. L’implication des collectivités territoriales et de l’État pourrait contribuer à la multiplication des bio-fabriques et au développement de pratiques agricoles plus respectueuses de la santé humaine et de l’environnement.

Hervice Kouassi de Bégan

CATEGORIES
Share This

COMMENTS

Wordpress (0)
Disqus ( )